Marques patronymiques : la Cour de cassation confirme la déchéance des marques Castelbajac pour usage trompeur
[24/09/2026]
Par un arrêt du 23 septembre 2026 (Com., pourvoi n° 22-23.833), la Cour de cassation tranche le litige opposant le créateur Jean-Charles de Castelbajac à la société PMJC, cessionnaire des marques « JC de Castelbajac » et « Jean-Charles de Castelbajac ».
Après avoir saisi la Cour de justice de l’Union européenne d’une question préjudicielle le 28 février 2024, la Cour de cassation tire les conséquences de l’arrêt rendu par la CJUE le 18 décembre 2025dans l’affaire C-168/24, PMJC.
La Cour confirme qu’une marque constituée du nom d’un créateur peut être déchue pour caractère trompeur lorsque son exploitation, postérieurement à sa cession, est susceptible de conduire le public à croire que le créateur participe encore à la conception des produits, alors que tel n’est plus le cas.
Cette appréciation ne repose pas sur la seule absence du créateur. Elle tient compte de l’ensemble des circonstances de l’exploitation de la marque, notamment des éléments susceptibles d’entretenir une confusion sur la paternité stylistique des produits.
Cette décision confirme ainsi que la cession d’une marque patronymique n’autorise pas une exploitation de nature à induire le consommateur en erreur.
Elle constitue un rappel important pour les titulaires et cessionnaires de marques, les créateurs et les entreprises des industries créatives.
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Image générée par IA